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L’identification des salariés en DSN

Le numéro d’inscription au Répertoire (NIR), appelé plus communément numéro de sécurité sociale, ou encore numéro INSEE, est le numéro unique attribué à une personne née, vivant, ou ayant vécu en France, qui permet de s’assurer de l’exactitude de l’état-civil et de l’unicité d’une personne dans le cadre des traitements administratifs. Comment le vérifier et le fiabiliser ?

L’importance de garantir la qualité des éléments déclarés dans les déclarations

Le NIR est l’identifiant du salarié dans le cadre de ses relations avec les organismes de sécurité sociale, pour acquérir des droits (maladie, retraite, chômage), et obtenir des prestations (pensions ou allocations diverses).

A chaque déclaration d’une personne en DSN, une vérification de l’identité est réalisée en interrogeant le Système National de Gestion des Identifiants (SNGI), la base qui recense pour les organismes de protection sociale, les données d’état civil et l’identité des personnes nées en France ou à l’étranger.

Cette vérification permet de déterminer si les données saisies (NIR, nom, etc.) correspondent exactement à celles d’une personne connue au SNGI. Le couple NIR et nom de famille (de naissance) est essentiel à une bonne identification. S’il n’y a pas de NIR saisi, le traitement essaiera de déterminer si une personne est déjà identifiée et recherchera la présence d’un NIR ou d’un NIA via les éléments d’état-civil.

Cette vérification est réalisée sur la base des éléments d’état civil suivants, dont la saisie doit donc être particulièrement soignée, et correspondre strictement aux données figurant sur l’attestation vitale :

  • NIR,
  • Sexe,
  • Nom de famille : il s’agit ici du nom de famille (de naissance),
  • Prénoms dans l’ordre de l’état-civil,
  • Date de naissance,
  • Lieu / pays de naissance

En l’absence de qualité suffisante :

  • Soit la personne qui cotise n’est pas retrouvée au SNGI : elle va cotiser sans obtenir de droits.
  • Soit une autre personne est retrouvée au SNGI, dont l’identité se rapproche des informations qui ont été déclarées en DSN (homonyme) : l’autre personne se retrouve avec des salaires et cotisations qui ne sont pas les siens, en réduisant certains de ses droits à prestations. Et le salarié de l’entreprise n’aura pas de droits.

Ainsi, il est important de noter qu’une mauvaise identification fait courir des risques :

  • Au salarié, car il peut ne pas voir ses revenus pris en compte pour la retraite, la maladie, le chômage, etc. et il peut également avoir une mise à jour erronée de ses revenus par l’administration fiscale, avec à la clef des redressements
  • A l’entreprise, car la qualité des déclarations est une obligation légale et une mauvaise saisie des données d’identification du salarié engage l’employeur, notamment auprès de l’Urssaf.

 
Il est donc indispensable de s’assurer que les données identifiantes de l’individu sont bien renseignées.
 

Comment bien inscrire l’identité des individus en DSN ?

Pour toute embauche, l’employeur demande des pièces justificatives au collaborateur avant son entrée en lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé, notamment :

  • Pièce d’identité valide (carte d’identité nationale, passeport, titre de séjour et autorisation de travail pour un salarié étranger)
  • Attestation de droits à l’Assurance Maladie, qui permet de connaître à la fois le Numéro de sécurité sociale (NIR) ou Numéro Identifiant d’Attente (NIA), et le nom de famille (de naissance) tel qu’il est connu de la sécurité sociale et les prénoms dans l’ordre et l’orthographe connus de la sécurité sociale

Remarque : en cas d’absence de numéro d’identification dans le cas d’un salarié étranger, l’employeur attribue un NTT à son salarié en l’attente de l’obtention d’un NIR / NIA (cf. point 5)

  • RIB (au nom du collaborateur) pour le versement de la rémunération.

 

La pièce d’identité et l’attestation de droits à l’Assurance Maladie  sont nécessaires afin d’établir la DPAE, le contrat de travail ainsi que l’enregistrement au Registre du Personnel.

Parmi les démarches réalisées par un employeur à l’embauche d’un salarié, l’employeur doit réaliser la déclaration préalable à l’embauche (DPAE) pour prévenir l’administration fiscale, ainsi que les organismes intéressés (MSA, URSSAF, etc.) de la signature d’un contrat de travail à venir.

Certaines informations font souvent l’objet de défaut d’identification, il est nécessaire de s’assurer de leur qualité, en reportant scrupuleusement les éléments inscrits dans l’attestation de droits à l’Assurance Maladie (nom de famille (de naissance) indiqué en majuscule au-dessus du prénom dans la colonne « Bénéficiaire ») :

  • Bien inscrire les noms de famille et prénoms

Il est important de se baser sur l’attestation de droits à l’Assurance Maladie et non la seule carte vitale pour s’assurer de la véracité des éléments (noms, prénom, NIR). Il faut bien distinguer le nom de famille (donc de naissance) du nom d’usage (ex : nom marital).

Ces informations sont attendues dans les rubriques NEODeS :

    • « Nom de famille – S21.G00.30.002 »
    • « Prénoms – S21.G00.30.004 »
    • « Nom d’usage – S21.G00.30.003 », s’il existe
  • Bien inscrire la date de naissance

La date de naissance du salarié doit être renseignée sous la forme JJMMAAAA. L’année de naissance est obligatoire en DSN. Si les autres éléments ne sont pas connus, ils doivent être renseignés avec le code 99 ou 00 (à partir de la version de norme DSN et PASRAU 2026), et non avec le 1er ou le dernier jour du mois ou de l’année) :

    • Jour de naissance inconnu : 99MMAAAA ou 00MMAAAA (à partir de la version de norme 2026)
    • Mois de naissance Inconnu : JJ99AAAA ou JJ00AAAA (à partir de la version de norme 2026),
    • Si jour et mois inconnus : 9999AAAA ou 0000AAAA (à partir de la version de norme 2026).

Ref. : pour la date de naissance se référer à la définition de la rubrique S21.G00.30.006 dans le cahier technique.

  • Bien inscrire le pays / lieu de naissance

Pour les personnes nées à l’étranger, le pays / lieu de naissance est pris en compte pour vérifier l’identité de la personne, contrairement aux personnes nées en France pour lesquelles la vérification se base sur la commune de naissance. Il est donc nécessaire de s’assurer de bien renseigner le code du pays.

Ref. table PAY pour le pays de naissance

Remarque : La table PAY contient les anciens pays afin de garder la cohérence en fonction de la date de naissance du collaborateur (exemple : ex-URSS, Yougoslavie, Tchécoslovaquie …).

  • Une fois la DPAE réalisée, vérifier les informations grâce au BIS

La DPAE renvoie un BIS (Bilan d’Identification des Salariés) en cas de divergence permettant de contrôler de nouveau la reconnaissance du collaborateur. Il est indispensable de le contrôler dès la pré-embauche.

Dès l’embauche effective du collaborateur, vous pouvez effectuer le SADV et récupérer un nouveau BIS afin de contrôler de nouveau la reconnaissance du collaborateur.

Seul le mode EFI (= saisie par formulaire en ligne) n’offre pas de service BIS

 

Que faire si le salarié ne sait pas où trouver son attestation de droits à l’Assurance Maladie ?


 

Que faire si le salarié n’est pas en capacité de fournir une attestation de droits à l’Assurance Maladie ?

Comment s’assurer que les éléments transmis par le salarié au moment de l’embauche et saisis dans le logiciel RH-paie sont corrects ?

L’employeur doit effectuer un signalement d’amorçage des données variables (SADV) pour contrôler ces éléments avant la 1ère paie du collaborateur, ce qui permet ainsi de récupérer le taux de prélèvement à la source, et d’affilier le collaborateur aux organismes complémentaires. Cet amorçage permettra de réceptionner en retour un fichier « CRM Identité » afin d’indiquer le degré d’adéquation des informations identités du salarié.

Sur toutes les DSN mensuelles, l’employeur réceptionne des retours CRM Identité (code retour 121) afin de vérifier la qualité des informations identifiantes de tous ses collaborateurs. Le déclarant doit consulter tous les mois les informations ainsi remontées et vérifier avec l’attestation de droits à l’Assurance Maladie que les éléments sont correctement saisis dans son logiciel RH-paie, et le cas échéant il doit les corriger.

  • Si le retour SNGI s’avère être erroné au regard des éléments d’identité fournis par le salarié(cf. rubrique « Libellé – RO.B004.R002 » de la norme NEOReS) : il est du ressort du salarié de procéder à la demande de correction de son NIR, en contactant la caisse CPAM ou MSA.
  • Si l’identité de l’individu a évolué: se référer au point 5 « Comment modifier les éléments précédemment déclarés si de nouvelles informations ont été transmises à l’employeur ? ».
  • Si le contrat est fermé avant réception du CRM identité: il convient tout de même de corriger pour permettre au salarié sorti d’avoir le bénéfice de ses droits et allocations.

Ref. fiches consignes DSN : DSN – Identification des individus – Remontées et corrections, 1950

Ref. fiches consignes DSN sur le CRM identité : DSN – Identification des individus – Remontées au sein du CRM Identité et corrections, 2627

Comment modifier les éléments précédemment déclarés si de nouvelles informations ont été transmises à l’employeur ?

Si le salarié ne vous fournit pas l’attestation de droits à l’Assurance Maladie avant la première paie, pour pouvoir satisfaire votre obligation déclarative, vous devrez le déclarer à titre exceptionnel avec un Numéro Technique Temporaire (NTT). Il doit être accompagné de toutes les informations possibles sur les éléments de naissance du salarié dans les zones prévues à cet effet.

Il s’agit d’une solution transitoire, le temps que le salarié dispose d’un NIR ou NIA reconnu par la Sécurité Sociale. Toutefois, cette situation n’est pas envisageable pour les salariés nés en France, qui disposent forcément d’un NIR dès la naissance. De ce fait, ils sont tous en mesure de fournir une attestation de droits à l’Assurance Maladie et son absence ne doit pas être acceptée.

  • Comment construire un NTT ?
    • Le NTT doit commencer par « 1 » ou « 2 » selon le sexe du salarié et être suivi du SIREN de l’entreprise et d’un identifiant unique et pérenne du salarié, qui sera donné par l’employeur.
    • Le NTT doit désigner un seul et unique salarié dans l’entreprise, rester stable dans le temps, et ne pas être réutilisé.
    • En cas de multi-contrats au sein d’une même entreprise ou gérés par le même logiciel RH/Paye, l’employeur devra attribuer le même NTT pour déclarer l’ensemble des contrats du salarié, afin de permettre les traitements d’identification et de rattachement des données au même individu.
  • Combien de temps utiliser le NTT ?
    • Le plus court possible, les droits du salarié sont en suspens en utilisant un NTT. Une durée supérieure à 3 mois pour un salarié né à l’étranger est une alerte.

Une fois le NIA ou NIR obtenu, et après avoir déjà déclaré le salarié avec un NTT, il convient de déclarer le NTT et le NIA (ou NIR) le mois de cette récupération. Pour les déclarations suivantes, il suffira de déclarer la personne avec son NIA (ou NIR).
 

Si des éléments d’identité initialement saisis étaient erronés, il convient de corriger en rappelant ce qui avait été précédemment déclaré – en transmettant en DSN les blocs 30 – « Individu » et 31 – « Changements individu ». Si le contrat est fermé avant réception des informations, il est essentiel tout de même de corriger pour permettre au salarié d’avoir ses droits/allocations. Cela concerne tant la DSN Mensuelle que le signalement fin de contrat FCTU qui sont alors à corriger.

Si des changements surviennent sur l’identité de votre salarié, il convient de modifier en rappelant ce qui avait été précédemment déclaré (blocs 30 et 31).
 

Ref. : Astuce : Comment déclarer un salarié qui n’a pas encore de NIR ou de NIA